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  • Arnaud

  • 28Avr 20

Mascarade traditionnelle : un héritage familial unique au Costa Rica (2/2)

La mascarade traditionnelle se tenant le 31 octobre de chaque année, mais cet évènement n’existerait sans l’artisanat qui le rend possible.

Nous parlions dans un article précédent de l’histoire de cette mascarade, maintenant reconnue comme festivité officielle par le pays. 

Techniques d’élaboration des masques

L’élaboration d’une mascarade est un artisanat dans lequel plusieurs éléments peuvent être utilisés, tels que l’argile, le bois, le papier, le plâtre et même la fibre de verre.

Les masques traditionnels des Indiens Maléku et Boruca sont en balsa, sculptés à la main en haut relief à l’aide de gouges. Ceux-ci représentent des visages humains avec des caractéristiques animales ou des traits grotesques pour les faire ressembler à des diables, comme dans le cas de ceux utilisés pour le jeu des petits diables. Des thèmes écologiques ont été ajoutés aux modèles plus modernes.

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Dans le cas des masques à manteau, trois étapes essentielles sont considérées pour l’élaboration d’un masque traditionnel : le moulage en argile, l’ajout de couches de papier et la finition finale.

La première chose qui est faite est un moule en argile sculpté à la main, que l’on laisse reposer pendant une semaine pour éliminer l’humidité. L’argile utilisée doit être préalablement pétrie pendant quatre heures pour éliminer toutes les bulles d’air. Une fois que le moule a séché, on y ajoute des bandes de papier journal ou de sac de ciment, collées en couches avec une colle à base d’eau et de farine. Une fois qu’il a été stratifié quinze fois, le moule d’argile est retiré.

Une fois que le masque en papier est prêt, on ajoute une structure métallique externe faite de tige de fer, qui doit suivre le contour de la figure et en laisser prévue pour placer une structure interne faite de tige qui est celle qui supporte la sculpture. Ensuite, des couches de papier doivent être ajoutées jusqu’à ce que les contours extérieurs de la tige soient effacés et que la sculpture soit terminée. Certains de ces masques ont jusqu’à 90 couches de papier.

Une fois le processus de sculpture terminé, la peinture, le cadre, la robe, etc. sont ajoutés.

Les meilleurs artisans pour la mascarade

Tout au long de l’histoire, les noms de certains artisans du mascarero (fabricante de masques) se sont imposés. Il convient de mentionner que, dans la plupart des cas, la fabrication de masques est une tradition qui se transmet des parents aux enfants. 

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Rafael Valerín

À Cartago, Rafael Valerín, le premier fabricant national de masques, et son fils Jesús Valerín se distinguent.

Les frères Pedro et Manuel Freer, qui ont apporté la tradition à San José, se distinguent également, ainsi que Carlos Salas, le premier mascarero de Barva. 

Dans le canton d’Escazú, les noms de Santiago Bustamante Guerrero, maître d’œuvre, peintre, sculpteur et artisan, créateur de la première mascarade du canton, ainsi que Raúl Fuentes et Enrique Barboza se distinguent. 

Pedro Arias Zúñiga, l’un des plus reconnus du pays, est celui qui a conçu le premier cadre pour monter les masques et leur donner de cette manière une plus grande stature. Pendant de nombreuses années, Pedro Arias a parcouru les différentes communautés du pays pour organiser des mascarades locales, pour lesquelles il est considéré comme le “maître des mascarades nationales”. Il a hérité son art de son fils Armando Arias et de ses petits-enfants Gerardo Arias Montoya et Pedro Arias Madrigal. 

Parmi les artisans carthaginois, Guillermo Martínez Solano, originaire d’Oreamuno de Cartago et lauréat du prix national de la culture populaire traditionnelle 2008, décerné par le ministère de la culture et de la jeunesse, se distingue.

On peut également citer les noms des artisans de Escazú, Rafael Ángel Corrales Durán, William Fallas Aguilar, Ana Guevara Hernández, Olman Sánchez Monge, Jorge Corrales Picado et Alonso Murillo Valverde. 

Le Grupo Cultural Aserrí, un groupe dédié au sauvetage et à la promotion de la mascarade traditionnelle costaricienne et dont le travail a été présenté en Corée et en Espagne, entre autres pays.

Parmi les artisans indigènes, les noms d’Ismael González Lázaro (Prix national de la culture populaire 2002), Teodoro “Lolo” González et Bernardo González Morales se distinguent.

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