• Anne

  • 15Déc 15

Les “perles” de Costa Rica Découverte

Comme dans toutes les professions, nous avons au quotidien des évènements imprévisibles, des “perles” ou des situations d’urgence à gérer. Parfois dramatiques mais souvent amusantes ou surprenantes.

Voici pêle-mêle quelques-unes des nos perles préférées qui reviennent régulièrement dans nos conversations ou servent d’exemples pour expliquer pourquoi nos carnets de voyage et listes sont de plus en plus longs et de plus en plus fastidieux à lire…

Le client ne veut pas de pluie

À peine 2 jours qu’ils sont arrivés et voilà que Monsieur nous appelle pour nous dire qu’il faut faire quelque chose parce qu’il pleut. Bon, voyager dans un pays tropical, avec l’une des natures les plus exubérantes du monde, faut pas être surpris par la pluie. Ici, les arbres peuvent mesurer 40m de haut, les lianes et fougères arborescentes plusieurs mètres également et ceci arriverait sans eau ? Non, il faut savoir que la nature a besoin d’eau et le Costa Rica ne fait pas exception à la règle.

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Je crois qu’il faudrait penser à remettre des cours sur les climats en cours de géographie. Et oui, au Costa Rica, il pleut. Ici, on s’équipe et on part quand même en forêt, en randonnée et à la rencontre de la faune. Les pluies ne durent jamais longtemps et les températures ne descendent pratiquement pas, du coup pas vraiment gênant, voire rafraichissant.

Mais oui, préparez-vous si vous voulez voir le pays de l’or vert à essuyer quelques averses tropicales.

Le client trouve la chambre trop…

Une de nos perles préférées : une plainte sur la taille trop grande. Un couple et leurs enfants en vacances depuis 12 jours. Madame nous appelle en arrivant sur leur nouvelle étape et me demande froidement si on ne se moque pas d’elle. Interloquée, je lui demande ce qu’il se passe et elle me répond que la chambre est BEAUCOUP TROP GRANDE et que ça la stresse beaucoup.

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J’ai difficilement masqué mon rire. Gentiment, je lui ai fait comprendre qu’un hôtel sur la plage, l’océan Pacifique en face d’elle, le soleil (oui, elle avait evité la pluie, elle) devrait suffire à lui redonner le moral et que la taille de la chambre, certes plus grande que les 8/9 m2 parisien auxquels elle était sûrement habituée pouvait être au contraire perçu comme un avantage.

Madame a peur des… oiseaux

Le Costa Rica, c’est le 24ème pays au monde pour le nombre d’espèces d’oiseaux avec 857 espèces. Mais si l’on compare la superficie du 1er de cette liste, la Colombie qui abrite 1921 espèces, est 9 fois plus grande que le Costa Rica avec à peine 2 fois plus d’espèces on se rend vite compte de la densité ornithologique du pays.

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La bonne nouvelle est que cette cliente au final a perdu un peu de sa phobie et a su apprécier son séjour malgré son stress.

Les parcs sont inutiles…

Un jeune couple après avoir sillonné le pays nous a reprochés le prix des entrées de parcs et surtout le fait qu’ils avaient pu voir autant d’animaux à l’extérieur qu’à intérieur des parcs. 🙂

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Certes, c’est un fait, il y a des animaux partout. Pas plus tard que la semaine dernière, à Escazu, prés de la capitale dans la station service de l’autoroute en pleine jungle urbaine : deux mapaches (ratons laveurs) sont venus nous saluer. La photo représente un coati, mais c’est la même idée. Mais nos clients ont juste oublié que sans ces aires de protection – parcs et réserves – il n’y aurait plus beaucoup d’espèces à l’extérieur. Ce sont les parcs qui permettent la reproduction et la sauvegarde des animaux et comme il n’y a pas de clôture ou de murs les animaux sont libres d’aller et venir. Mais il faut garder à l’esprit que sans ces parcs il n’y aurait pas une telle biodiversité.

Alors, oui, nous conseillons d’aller dans les parcs et de soutenir par le paiement d’une entrée tous les efforts mis en œuvre pour sauvegarder cette richesse incroyable. Prendre un mapache en photo sur un arbre gigantesque est tout de même plus photogénique qu’à une pompe à essence.

Des tortues marines au pied des volcans

La cordillère centrale du Costa Rica qui sépare plus ou moins le pays verticalement en son centre est riche en volcans. Toutefois, si l’on regarde la carte il est évident que aucun d’entre eux ne se situe en bord de mer.

Et bien, un monsieur vivant à Saint-Malo et qui avait un circuit guidé nous appelle furieux en arrivant à Nosara : il ne souhaitait pas voir la mer car il habitait à Saint Malo et cela n’avait donc aucune utilité… Nous avons repris sa demande et nos différentes propositions de circuits et l’un des points incontournables pour lui était de voir les tortues marines. D’où l’étape en bord de mer, à proximité d’Ostional car nous avions omis de préciser que les TORTUES MARINES ne pouvaient s’observer… qu’en bord de mer. Faute professionnelle grave, vous l’aurez remarquer.

Changement d’hôtel, changement d’étapes et du coup, pas de tortues au rendez-vous. Le lendemain de son départ de Nosara, une arrivée massive de tortues est venue pondre à quelques km. Dommage.

Vous nous prévenez en cas de tremblements de terre ?

Une dame ravie d’arriver au Costa Rica nous assaille de questions légitimes mais l’une d’elle nous a laissés pantois : en cas de tremblements de terre, vous nous prévenez ?

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Heu, ben… comment vous dire : si nous savions prédire les Terremotos comme on dit au Costa Rica, nous serions sans doute scientifiques ou du moins travaillant pour des agences de recherche afin de leur donner notre truc. Son mari s’est gentiment moquée d’elle mais cela ne l’a pas rassuré.

Certes, le Costa Rica est sujet aux tremblements de terre mais les constructions basses et antisismiques ont été à plusieurs reprises mises à l’épreuve sans dommage majeur.

Nous étions seuls sur la plage, on s’est inquiété

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19:00, le téléphone sonne : un client séjournant sur la côte Caraïbes, sa première étape, nous appelle pour nous demander si on ne l’avait pas mal aiguillé en lui conseillant une belle plage au sud de Puerto Viejo.

“Oui, vous comprenez nous étions totalement seuls. Pas âme qui vive. Du coup, nous ne nous sommes pas sentis en sécurité et on a pas osé se baigner. Nous avons donc rebroussé chemin et perdu un peu de notre temps…”

Mais non monsieur, retournez-y demain et baignez-vous pour profiter de ce petit coin merveilleux où justement seuls les singes, les coatis, les paresseux et les fourmiliers peuvent venir troubler votre tranquillité. Ok, c’est pas facile d’imaginer qu’il existe encore des plages désertes dans un pays touristique. Et bien, si, au Costa Rica ce n’est pas rare et dés que l’on quitte les quelques stations balnéaires, vous avez de grandes chances de vous retrouver seul ou presque sur une plage.

Les nouvelles destinations touristiques

Oui, je sais, tout le monde n’est pas hispanophone mais les guides, les sites et les brochures touristiques généralement font peu d’erreur. Une demande vraiment différente venant d’un couple avec une tendance originale à modifier à tous les noms :

  • Etape 1 – Arrivée San JOSEPH (comprenez San José)
  • Etape 2 – Volcan POTAS (comprenez Volcan Poas)
  • Etape 3 – San Antonio (comprenez Manuel Antonio)
  • Etape 4 – Saint Domingue (comprenez Dominical)

Merci à eux d’avoir égayé notre journée. L’une de nos perles préférées !

Nous avons eu droit aussi à une demande : “nous voudrions une croisière en bateau autour de l’île.” De quelle île parlez-vous, madame ? “Ben du Costa Rica bien sûr !!!”

Retard d’avion conséquences imprévisibles

Un de nos clients qui avait malheureusement loupé sa correspondance aux États-Unis à cause du mauvais temps arrive donc avec 1 jour de moins sur ce qui était prévu. Il devait partir 2 nuits à Tortuguero et nous avons donc dû annuler une de ces 2 nuits. L’hôtel a d’ailleurs gentiment accepté de rembourser cette nuit-là.

Le lendemain, au moment de rejoindre le bateau, il s’enferme dans sa chambre et refuse de partir, hurlant et quasi hystérique. Il exige ABSOLUMENT sa deuxième nuit (impossible, l’hôtel est complet). Il a fallu parlementer plus d’une heure pour qu’il accepte de sortir et finalement il a de nouveau pris un bon retard sur son itinéraire car il a dû attendre le bateau suivant (3:00) afin de rejoindre la terre ferme.

San José ou San José ?

Une cliente nous confirme son voyage et nous envoie ses horaires de vols et numéro de vol qu’elle avait réservé. Malgré nos demandes, elle ne nous envoie pas le billet. Peu importe, après tout, ca se passe dans 99% des cas parfaitement bien. Nous vous attendrons à l’aéroport.

Le vol étant prévu vers 16:00, nous regardons dans la matinée le nom de la compagnie afin de finaliser son réceptif. Mais là, aucun vol avec ce numéro n’existe au Costa Rica. On regarde sur le système international et là, magnifique, la cliente devait être à Boston prête à embarquer pour San José… en Californie !! Nous essayons de la joindre mais impossible. Son téléphone était coupé. Un mail, un message et nous n’avons plus qu’à attendre.

Ce fut une heure plus tard, alors qu’elle était en vol pour la Californie que la cliente s’est rendu compte de sa méprise et nous avons alors reçu notre premier mail aérien car par chance, certaines lignes américaines propose le wifi sur leur vol. Nous lui proposons alors de faire des recherches et de lui trouver un vol pour le lendemain et de lui réserver un hôtel sur San José. Une erreur qui a couté à la famille la modique somme de 2500 $ supplémentaires. Ils voyageaient à 5 !

Nous ne connaissons pas les goûts en terme de bijou de cette dame mais c’est certainement l’une de ses perles les plus chère !

“Hors des sentiers battus”

perles-sentiers-battus-manuel-antonio-costa-rica-decouverteUne demande trés courante aujourd’hui : “je voudrais faire un voyage HORS DES SENTIERS BATTUS”. Super, on se dit qu’enfin on va pouvoir proposer nos adorables indigènes, nos campesinos préférés et nos petits hôtels sans confort loin de tout. Mais là, ça se gâte.

• “Y’a-t-il de l’eau chaude ?” Ben, non, pas partout mais il fait 35º dehors et l’eau est tiède…

• “Y’a-t-il du wifi ?” Là encore, non. Si vous avez une carte 3G/4G, que vous montez au sommet d’un arbre en haut de la colline vous pourrez, peut-être capter un signal.

• “Parlent-ils français ?” Non, mais ils parlent Cabécar, Bribri ou autre langues locales en plus de l’espagnol… C’est authentique.

• “Que va-t-on manger ?” Ah le français sans son pain ! Ici, non, pas de pain ni de vin. La cuisine traditionnelle : riz – haricots – crudités et un morceau de viande ou de poisson sont les principaux ingrédients des repas quotidiens des populations rurales, indigènes et reculées.

Alors, vous faites votre proposition et le retour généralement : “Mais vous ne nous avez pas mis d’étape à Manuel Antonio ? Pourquoi ?” Ben justement parce que ce n’est pas hors des sentiers battus….

Alors, oui, les intentions sont bonnes mais vite reviennent les principes de base : confort avant tout et pas trop loin de la civilisation.

Voilà quelques petites perles qui nous ravissent et nous amusent. Ne le prenez pas mal mais je pense que chaque profession à son lot de surprises ou d’absurdités et nous sommes comme vous.

En attendant, je vous souhaite à toutes et à tous d’excellentes fêtes de fin d’année en espérant vous retrouver l’année prochaine.

¡Pura Vida!

1 réflexion au sujet de « Les “perles” de Costa Rica Découverte »

  • ¡ VAMOS A PLAYA SAMARA ! - QUELQUES NOTES...| 21 Mar 2016 à 16:54

    […] la plage est relativement déserte, ce qui peut être limite inquiétant. L’agence racontait sur son blog l’histoire de cette voyageuse qui avait repoussé chemin ne voyant personne sur la plage. Il […]


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